Thomas Wharton, Un jardin de papier

‘Il se souvint d’un passage lu dans un des livres du comte, un commentaire sur le Système d’Al-Kindi qui, au X° siècle, postula que chaque chose exerçait une influence causale sur toutes les autres. Le cosmos tout entier, du plus infime atomes aux espaces infinis qui s’étendent au-delà de la lune, formaient dans l’esprit de Dieu une immense toile d’interrelations. A partir de cette ahurissante proposition, le philosophe arabe avait conjecturé que la connaissance parfaite d’une seule chose, qu’il s’agisse d’une chaise, d’une plume, d’une goutte de pluie ou d’un grain de poussière, mènerait nécessairement, en vertu de cette toile d’interrelations, à une compréhension de tout le reste. Une radieuse connaissance du Tout. Le moindre caillou sous nos pas métamorphosé en miroir reflétant de manière invisible la Création tout entière.’

Publié dans : Non classé |le 14 juillet, 2015 |Pas de Commentaires »

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