Muriel Barbéry, L’élégance du hérisson

‘J’ai partiellement compris cette joie soudaine quand Kakuro parlait des bouleaux russes. Ça me fait le même effet quand on me parle des arbres, de n’importe quel arbre : le tilleul dans la cour de la ferme, le chêne derrière la vieille grange, les grands ormes maintenant disparus, les pins courbés par le vent le long des côtes venteuses, etc. Il y a tant d’humanité dans cette capacité à aimer les arbres, tant de nostalgie de nos premiers émerveillements, tant de force à se sentir si insignifiant au sein de la nature… oui, c’est ça : l’évocation des arbres, de leur majesté indifférente et l’amour que nous leur portons nous apprend à la fois combien nous sommes dérisoires, vilains parasites grouillants à la surface de la Terre, et nous rend en même temps dignes de vivre, parce que nous sommes capables de reconnaître une beauté qui ne nous doit rien.’

Publié dans : Non classé |le 14 juillet, 2015 |Pas de Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

MelonMan |
Lectureaventure |
Amaya & Les Livres |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lenfuyeuse
| Meslecturessucres
| Les10ans