Jorge Luis Borges, The Unending End

‘Un peintre nous promit un tableau.

Aujourd’hui, en New England, j’apprends qu’il est mort. J’ai senti, une fois de plus, la tristesse de comprendre que nous sommes une sorte de rêve. J’ai pensé à l’homme et au tableau perdus.

(Seuls les dieux peuvent promettre, parce qu’ils sont immortels.)

J’ai pensé à une place préétablie que la toile n’occupera pas.

Puis j’ai pensé : Si elle était là, elle serait avec les années une chose de plus, une chose, une des vanités ou des habitudes de la maison ; maintenant elle est illimitée, incessante, elle est susceptible de toute forme et de toute couleur, elle n’est liée à aucune.

Elle existe en quelque façon. Elle vivra et croîtra comme une musique et elle sera avec moi jusqu’à la fin. Merci, Jorge Larco.

(Les hommes aussi peuvent promettre, parce que dans la promesse, il y a quelque chose d’immortel.)’

Publié dans : Non classé |le 14 juillet, 2015 |Pas de Commentaires »

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